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Quand la Loire était naviguée!

Quand la Loire était naviguée! À l’occasion du Festival de Loire, les Archives mettent à l’honneur la batellerie fluviale...

Lithographie de Charles Pensée, 1840
Lithographie de Charles Pensée, 1840

(Arch. dép. du Loiret 4 Fi 261)

Une lithographie de Charles Pensée datée de 1840

A l’occasion du Festival de Loire, les Archives mettent à l’honneur la batellerie fluviale avec une lithographie de Charles Pensée datée de 1840. Cette "Vue d'Orléans, prise du Duit" présente au premier plan la navigation en Loire avec notamment un bateau inexplosible et différentes embarcations. Au second plan, sont représentés l'entrepôt du quai Barentin et les clochers des différentes églises (la Tour Saint-Paul, le beffroi, les églises Notre-Dame de Recouvrance et Saint-Aignan…).

 

La navigation ligérienne à son apogée

Au XVIIe siècle, avec l’ouverture des canaux de Briare et d’Orléans, la Loire devient une des principales voies de commerce de France. Orléans est alors une plaque tournante centrale, située au croisement de la voie fluviale Est-Ouest reliant l’Océan au centre de la France, et des voies terrestres et fluviales Nord-Sud reliant Paris et le Nord aux provinces du Midi.

 

La navigation à vapeur et le chemin de fer Paris-Orléans inauguré en 1843 porte la marine de Loire à son apogée. Tête de ligne par la voie d’eau et par la voie de fer, Orléans devient un grand centre de correspondance, d’entrepôt et de redistribution entre la Loire, la route et le chemin de fer.

C’est en 1829 que le premier bateau à vapeur, qui remonte de Nantes, accoste aux quais d’Orléans : au milieu d’embarcations à voiles, circule un bateau à vapeur mû par des roues à aube. En 1838 est créée la Compagnie des Inexplosibles dont le nom est choisi afin de rassurer les clients éventuels. Avec 45 mètres de long, des machines à basse pression de 40 chevaux-vapeur, un tirant d’eau de 40 centimètres, ils peuvent transporter 150 passagers et près de 200 tonnes de marchandises à la vitesse de 8 kilomètres à l’heure à la montée et de 16 à la descente. Par beau temps, les voyageurs peuvent demeurer sur le pont aménagé en salon de plein air avec pliants et chaises, mais ils ont aussi à leur disposition des salons avec divans et une salle à manger où un service de repas est assuré.

Vers 1840, deux grandes compagnies générales de bateaux à vapeur se font concurrence : la Compagnie des Inexplosibles et la Compagnie des paquebots de Loire. Chacune cherche à être la plus rapide et à attirer les voyageurs, notamment en assurant la correspondance avec la voie de fer Paris-Orléans. Mais très vite les progrès du chemin de fer et du réseau routier réduisent considérablement le rôle de la navigation.

  

Un déclin rapide

Dès 1846 ces deux grandes compagnies disparaissent devant la concurrence du chemin de fer. Pendant quelques années encore, les bateaux à vapeur continuent à transporter les voyageurs, en amont, d’Orléans à Nevers, jusqu’à la fermeture de la dernière compagnie en 1862. Vingt ans après l’arrivée du chemin de fer à Orléans, la voie de fer, qui n’a cessé de gagner du terrain, a donc tué la voie d’eau.

Pour approfondir

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Festival de Loire : retrouvez le stand du Conseil départemental du 23 au 27 septembre avec la présence des Archives départementales le mercredi 23 après-midi. Pour connaître le programme complet du Festival de Loire, cliquez ici 

Pour en savoir plus

Chaque mois, les Archives départementales du Loiret mettent en valeur un document extrait des fonds, présenté dans le hall de l'hôtel du Département, 15 rue Eugène Vignat, Orléans.

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Date de modification : 1 septembre 2015