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Nos trésors

Découvrez un florilège des plus beaux documents conservés aux Archives départementales du Loiret. Bonne visite parmi quelques trésors...

Charte de Charles le Chauve pour l'abbaye de Ferrières - mai 841.
Charte de Charles le Chauve pour l'abbaye de Ferrières - mai 841.

Le plus ancien document conservé aux Archives départementales du Loiret est une charte de Charles le Chauve en faveur de l'abbaye de Ferrières, donnée à Attigny le 10 mai 841. A peine devenu roi, il confirme aux moines la liberté d'élire leur abbé, le privilège d'immunité et les donations faites par son père Louis le Pieux. L'écriture - la minuscule diplomatique - utilisée par la chancellerie royale carolingienne, se caractérise par sa netteté et son élégance. Elle tranche avec celle, grossière, de l'époque mérovingienne. Le sceau qui était plaqué sur incision cruciforme dans le parchemin, a disparu. On notera le monogramme, institué par Charlemagne : dessin composé des lettres du nom du souverain K[a]R[o]L[u]S, bâti sur un losange central.

 

(Arch. dép. du Loiret, H 51)

Diplôme de Hugues Capet pour l'abbaye de Fleury - 993.
Diplôme de Hugues Capet pour l'abbaye de Fleury - 993.

Ce document est le plus ancien document original subsistant du chartrier de Saint-Benoît de Fleury (devenu Saint-Benoît-sur-Loire) et l'un des cinq actes originaux encore conservés du roi Hugues Capet. Il illustre un épisode des relations orageuses entre l'abbé Abbon (988-1004) et l'évêque d'Orléans Arnoul (977-1003). L'acte, au format inhabituel, plus haut que large, a été vraisemblablement rédigé au monastère, car il ne présente pas les caractéristiques de ceux établis par la chancellerie royale dont l'intervention s'est bornée à l'apposition du sceau (disparu). On peut remarquer, au bas de la page, le monogramme du roi par lequel il apposait sa marque sur le papier

Il existe douze actes connus d'Hugues Capet, dont cinq originaux. Ce diplôme est donc une pièce très rare.

 

(Arch. dép. du Loiret, H 37)

Vita, translatio et miracula sancti Benedicti - XIe siècle.
Vita, translatio et miracula sancti Benedicti - XIe siècle.

Le scriptorium de l'abbaye de Saint-Benoît de Fleury, où sont copiés de nombreux manuscrits, est très réputé au Moyen-Âge. Plusieurs centaines de manuscrits sont parvenus jusqu'à nous, mais celui-ci, qui retrace la vie, la translation et les miracles du fondateur de l'ordre bénédictin, est le plus prestigieux. Il a longtemps été conservé dans la châsse-même qui renferme le corps de saint Benoît. Son dépôt aux Archives du Loiret date de 1907. Fruit de la collaboration de plusieurs copistes, sa décoration témoigne du savoir-faire des moines du XIe siècle : lettres ornées, initiales et lettres de couleur dans le corps du texte.

 

(Arch. dép. du Loiret, H 20.)

Bulle du pape Clément V créant une université à Orléans en 1306.
Bulle du pape Clément V créant une université à Orléans en 1306.

Le pape Clément V fonde officiellement l'université d'Orléans, par cinq bulles datées du 27 janvier 1306. La plus importante, présentée ici, érige le studium d'Orléans en université et collège, dont les docteurs et écoles se voient accorder des privilèges identiques à ceux de l'Université de Toulouse.

NB : La bulle, qui est le sceau en plomb utilisé par la chancellerie pontificale pour authentifier ses actes (ici disparue), a donné son nom aux actes eux-mêmes.

 

(Arch. dép. du Loiret, D 8.)

Sceau du recteur de l'Université d'Orléans - XVIIe siècle.
Sceau du recteur de l'Université d'Orléans - XVIIe siècle.

Officiellement créée en 1306, l'Université d'Orléans règne sur l'enseignement du droit. Les recteurs de l'Université valident les diplômes par l'apposition d'un sceau. Ce sceau du recteur d'Orléans, en forme de navette, le montre assis dans sa chaire sous un dais. Il porte le bonnet carré apparu au XVIe siècle. A ses pieds, dans des proportions minuscules qui symbolisent leur ignorance, trois étudiants tête nue, habillés de longues robes, suivent la lecture de textes juridiques.

 

(Arch. dép. du Loiret, Fi objet 11c)

Armoiries de Eugenius Pistor Becker, procurateur, 1561.
Armoiries de Eugenius Pistor Becker, procurateur, 1561.

Ces armoiries sont extraites du livre des procurateurs de la nation germanique à l'Université d'Orléans (Liber procuratorum III, folio 295, 1547-1567). Au Moyen-Âge, on ne pouvait pas, à proprement parler, se dire étudiant de l'Université d'Orléans, mais membre d'une "nation". Cette " nation " était alors une association qui regroupait les condisciples d'une même région. Il y avait ainsi dix nations et chacune était placée sous l'autorité d'un procurateur, membre de la direction de l'Université.

La nation germanique groupait sans distinction de langue tous les étudiants originaires d'une région relevant de l'Empire : Allemands et Néerlandais principalement. Le fonds d'archives de cette nation est le plus remarquable tant par son ancienneté que par sa richesse. Sont ainsi conservés dix registres, mémoire de la nation germanique de 1444 à 1689. Outre les noms des étudiants, on y trouve la relation des événements qui font la vie de la nation et de l'Université.

 

(Arch. dép. du Loiret , D 214)

Levée du siège d'Orléans vue par un contemporain - 1429.
Levée du siège d'Orléans vue par un contemporain - 1429.

Tous les chroniqueurs et historiens du royaume se sont fait l'écho de la levée du siège d'Orléans, grâce aux secours apportés par Jeanne d'Arc. Plus modestement, un notaire au Châtelet d'Orléans, Guillaume Giraut, interrompt brusquement, dans son registre, la rédaction des actes qui lui sont réclamés par ses clients, et raconte la levée du siège d'Orléans par Jeanne d'Arc, au lendemain même des journées des 4, 7 et 8 mai 1429. C'est donc un témoignage immédiat, quasiment pris sur le vif. En 1834, la découverte de ce témoignage parmi les minutes notariales incite le clerc du notaire de l'époque à rédiger à l'encre, directement dans la marge, la transcription de " cette pièce historique ".

 

(Arch. Dép. du Loiret, 3 E 10135)

La tenue des Etats généraux à Orléans en 1561.
La tenue des Etats généraux à Orléans en 1561.

Gravure datant de 1570 représentant la tenue des Etats généraux, composés des députés de chaque province répartis selon les trois ordres, en janvier 1561 à Orléans. On peut observer, assis au centre de l'image, Catherine de Médicis et Charles IX.

 

(Arch. dép. du Loiret, 4 Fi 280)

Antiphonaire de l'église Saint-Pierre-Empont d'Orléans - 1699.
Antiphonaire de l'église Saint-Pierre-Empont d'Orléans - 1699.

Cet antiphonaire (recueil de chants liturgiques) de l'ancienne église collégiale de Saint-Pierre-Empont est réalisé par le chanoine Pierre Bordeaux en 1699. Il contient les chants réservés aux différentes fêtes religieuses. Les lettrines dorées, ornées d'angelots, dans un camaïeu de couleurs pastel, confèrent à ce livre un intérêt artistique indéniable pour la fin du XVIIe siècle.

 

(Arch. dép. du Loiret, G 113)

Plan du port de Combleux - XVIIIe siècle.
Plan du port de Combleux - XVIIIe siècle.

La construction du canal est menée entre 1676 et 1692, d'abord par Robert Mahieu, un marchand parisien, puis sous l'autorité du duc d'Orléans. Celui-ci obtient de son frère Louis XIV l'autorisation de prolonger ce canal jusqu'aux environs d'Orléans. L'ouvrage est achevé en 1724. Des ports sont aménagés, tels celui de Combleux, à l'endroit où le canal rejoint la Loire (le prolongement jusqu'à Orléans n'est réalisé qu'en 1921). Le percement du canal a bouleversé le paysage de cette commune, en créant une île entre lui-même et la Loire.

 

(Arch. dép. du Loiret, C Suppl. 121)

Fontaine de l'Etuvée, aquarelle de Charles Pensée - 1824.
Fontaine de l'Etuvée, aquarelle de Charles Pensée - 1824.

Le lithographe, dessinateur et aquarelliste Charles Pensée (1799-1871) n'a eu de cesse de représenter les villes et paysages qui l'entouraient. Des Vosges, où il est né, à Orléans où il " croque " inlassablement scènes de rues et paysages de bords de Loire. Ici, le site de la fontaine de l'Etuvée, avec au fond, la cathédrale d'Orléans, vers 1830.

 

(Arch. dép. du Loiret, BH G 954.)

Le pont de Sully-sur-Loire - XIXe siècle
Le pont de Sully-sur-Loire - XIXe siècle

Cette lithographie en couleur a été réalisée par Charles Pensée. On peut apercevoir le château de Sully tel qu'il était à cette époque sur la gauche du pont.

 

(Arch. dép. du Loiret, 5 Fi 776.)

Vue d'Orléans, prise du duit - 1840.
Vue d'Orléans, prise du duit - 1840.

Cette lithographie de Charles Pensée permet de découvrir au premier plan un inexplosible. Nombre de ces bateaux sillonnaient la Loire à cette époque. Au second plan se trouvent l'entrepôt du quai Barentin, les clochers des différentes églises, le pont en 1840.

 

(Arch. dép. du Loiret, 4 Fi 261.)

Carte du département du Loiret en 1848.
Carte du département du Loiret en 1848.

Depuis la création officielle des départements en 1790, cette division territoriale fait l'objet de nombreuses cartes qui associent au terroir ses principales curiosités et productions : en 1848, le Loiret est fier des ses draps et couvertures, de ses toiles peintes, de son miel et de son sucre...

 

(Arch. dép. du Loiret, 1 Fi 204a)

Statue de Jeanne d'Arc, par Foyatier - 1855.
Statue de Jeanne d'Arc, par Foyatier - 1855.

Depuis 1840, il était question d'élever à Orléans un monument digne de la reconnaissance nationale, "sur le terrain même où Jeanne d'Arc sauva la France". La Jeanne à cheval du sculpteur Denis Foyatier, est installée en 1855 sur la place du Martroi. Cette statue équestre monumentale (4,40 m de hauteur), en bronze, est inaugurée les 7 et 8 mai 1855.

 

(Arch. dép. du Loiret, 36 Fi 959)

Victoire de Coulmiers, image d'Epinal, vers 1871.
Victoire de Coulmiers, image d'Epinal, vers 1871.

En 1870-1871, la guerre franco-prussienne oppose la France et les Etats d'Allemagne sous la domination de la Prusse. Un conflit court qui se déroule de la mi-juillet 1870 jusqu'à la fin janvier 1871. Le Loiret connaît alors la première guerre " totale " en Europe, avec la participation des civils à l'effort de guerre. Le 12 octobre 1870, le général d'Aurelle de Paladines réunit 85000 hommes venus de toute la France formant le 15e Corps sous sa propre direction et le 16e Corps sous celle du général Chanzy. Gambetta veut réoccuper Orléans : l'armée française repasse la Loire et se déploie à l'ouest d'Orléans. Le 9 novembre, à Coulmiers, elle remporte la première et unique victoire de la guerre sur les Allemands, qui se replient au nord d'Artenay.

 

(Arch. dép. du Loiret, 4 Fi 233)

Pont-canal de Briare, pilier d'entrée - 1894.
Pont-canal de Briare, pilier d'entrée - 1894.

Le pont-canal de Briare (1896), ouvrage d'art le plus connu de la navigation fluviale, associe maçonnerie et ossature métallique. L'architecte Mazoyer choisit un décor tout aussi monumental que le pont : des pilastres ornés de figures de proue et de rostres.

 

(Arch. dép. du Loiret, 2 S 285.)

Fonds Maurice Béraud - juin 1917.
Fonds Maurice Béraud - juin 1917.

Un instituteur originaire de Montargis, Maurice Béraud (1889-1974), promoteur du stade de sports de sa ville, fut mobilisé au 82e régiment d'infanterie dont il devint le porte-drapeau. Sur près de 400 photographies conservées dans ses dossiers, 110 sont prises durant la guerre, beaucoup au front. Il pose ici dans une tranchée.

Ces photographies sont mises à l'honneur dans le cadre du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

 

(Arch. dép. du Loiret , 510 J 2.)

Affiche Hutchinson "Plus solide que l'acier", vers 1920.
Affiche Hutchinson "Plus solide que l'acier", vers 1920.

L'usine Hutchinson (fabrication de caoutchouc) est implantée à Châlette-sur-Loing depuis 1853. A la fin du XIXe siècle, l'apparition du pneumatique relança l'industrie du caoutchouc et Hutchinson diversifia ses fabrications : chaussures, vélo et motos pneumatiques, vêtements et secteur industriel (tuyaux, courroies, joints pour bocaux de conserve).

 

(Arch. dép. du Loiret , 12 Fi 924)

Faïencerie de Gien, sortie des ouvriers - XXe siècle.
Faïencerie de Gien, sortie des ouvriers - XXe siècle.

Créée en 1822 par l'industriel anglais Thomas Hulm, dit Hall, la manufacture de Gien fabrique dès 1823 des objets d'usage domestique en faïence de façon anglaise dite porcelaine. Dans les années 1930, la faïencerie emploie 700 employés. Elle fait vivre directement 3 000 personnes sur les 8 500 habitants de la ville. Cette carte postale montre les ouvriers sortant de l'usine.

 

(Arch. dép. du Loiret, 11 Fi 2331.)

Etudes d'habitations "Ferme en Val de Loire" - 1941.
Etudes d'habitations "Ferme en Val de Loire" - 1941.

Le fonds de l'architecte André Bezançon, donné aux Archives départementales en 1991, offre un aperçu intéressant sur cinquante ans d'architecture dans le Loiret.

 

(Arch. dép. du Loiret , 25 J 1-32-3)

Arrivée des Américains à Engenville - 1944
Arrivée des Américains à Engenville - 1944

L'usage de détourner certains documents administratifs de leur destination première s'est longtemps perpétué. Ainsi, encore en 1944, dans les registres de délibérations municipales de la commune d'Engenville, on trouve, dûment authentifiés, les noms et adresses des cinq premiers soldats américains arrivés en ce lieu, le 21 août.

 

(Arch. dép. du Loiret, 479 O Suppl 4H 23.)

Poème manuscrit de Max Jacob intitulé La Terre, s.d.
Poème manuscrit de Max Jacob intitulé La Terre, s.d.

La collection Max Jacob rassemble une abondante correspondance envoyée, entre 1920 et 1943, à Théophile Briant, poète, galeriste et ami de l'artiste, complétée de quelques lettres et pièces isolées, ainsi que d'un manuscrit inédit de " Quarante Méditations religieuses ".

 

(Arch. dép. du Loiret, 531 J 3)

Album réalisé par des élèves du lycée Pothier après 1945
Album réalisé par des élèves du lycée Pothier après 1945

Dans les années qui suivent la Libération, les élèves du lycée Pothier d'Orléans rendent compte à leur manière, sous forme d'albums illustrés, d'une actualité récente, vécue par leurs proches et par eux-mêmes. La page ici présentée rend compte de l'arrivée des Américains à Orléans.

 

(Arch. dép. du Loiret, 1 J 1993)

Camp d'internement de Beaune-la-Rolande en mars 1942.
Camp d'internement de Beaune-la-Rolande en mars 1942.

Photographie de l'extérieur des baraques du camp d'internement de Beaune-la-Rolande avec des prisonniers (partie Nord du camp, vue prise de l'Est).

 

(Arch. dép. du Loiret , 138 W 25859)

Camp d'internement de Pithiviers, 24 octobre 1940.
Camp d'internement de Pithiviers, 24 octobre 1940.

Plan du camp de Pithiviers établi par les Allemands (camp de prisonniers numéro 3). Etabli à 500 mètres de la ville, ce camp avait une superficie de 5 hectares et comprenait 19 baraques.

 

(Arch. dép. du Loiret, 138 W 25860)

Date de modification : 7 Mai 2013